Edition 2020

Cette année 2020 ne ressemblera à aucune autre. La crise sanitaire, économique et sociale provoquée par le Covid-19 est sans précédent, et les alliances startups-grands groupes, elles aussi, en sortiront transformées. Pour continuer à les soutenir et les guider, nous avons décidé d’évaluer les conséquences de cette période inédite dans leur ampleur et leur horizon.

De cette enquête, réalisée en avril et mai 2020 auprès de plus de 120 start-ups et 26 grands groupes, trois enseignements majeurs se dessinent :
    •  La crise sanitaire a porté un coup brutal aux alliances entre jeunes et grandes entreprises, malgré les dispositifs d’aides mis en place par les pouvoirs publics ainsi que le soutien d’une partie des grandes entreprises : 70% des prospections commerciales sont ainsi décalées dans le temps ou stoppées.
    •  Cette période d’incertitude est un moment de vérité sans concession pour les alliances, révélant au grand jour leurs forces et faiblesses, et en permettant à chacun de faire le tri entre l’essentiel et le superflu, pour revenir à leur ADN : la création de valeur.
    •  Prenant conscience de la nécessaire réinvention de ces alliances, start-ups et grands groupes pourront ensemble construire les bases de nouveaux paradigmes et de nouvelles opportunités créatrices de valeur pour la reprise. La reprise de l’activité permettra aussi aux alliances de s’inscrire davantage dans les enjeux sociétaux soulignés par la période. Avec le soutien de politiques publiques, il nous semble fondamental d’inclure et de valoriser au sein des alliances des dimensions sociale, solidaire et environnementale, au-delà du simple retour sur investissement, pour répondre à grande échelle au besoin d’aller vers une économie plus durable et inclusive.

C’est en travaillant ensemble, mieux armés et mieux alliés, que start-ups et grands groupes participeront au rebond durable de l’économie.

Edition 2019

À deux, c’est tellement mieux. On est plus forts, plus agiles, plus inventifs aussi. C’est notre credo depuis 4 ans et le commencement de l’aventure David avec Goliath.

Si nous nous retournons sur le chemin parcouru, nous savons que nous allons dans la bonne direction :

Les alliances entre jeunes et grandes entreprises sont devenues incontournables, au-delà des partenariats pionniers. En témoigne la progression continue des alliances entre David et Goliath, qui concernent 87% des jeunes entreprises en 2019, contre 79% en 2017. Nous nous réjouissons qu’à ce titre, les 10 binômes nominés au Prix 2019 de la plus belle alliance entre une jeune et une grande entreprise aient été reçus par Cédric O, le Secrétaire d’État chargé du Numérique auprès du ministre de l’Economie et des Finances et du ministre de l’Action et des comptes publics.

Les alliances entre jeunes et grandes entreprises ont su s’inscrire dans des enjeux business: en 2019, 90% des jeunes entreprises qui ont interagi avec des grandes entreprises ont eu des relations commerciales classiques, soit une hausse de +10 pts vs. 2018.

Ces relations entre jeunes et grandes entreprises commencent à atteindre un premier point d’équilibre : si les jeunes entreprises continuent à émettre souvent des frustrations (NPS®* de -12% en 2019), leur satisfaction est néanmoins en hausse par rapport à 2017 (-33%). Parmi les principaux facteurs de frustration depuis 2016, le déséquilibre de la relation est désormais beaucoup moins évoqué, même si la lenteur ne paraît pas résolue : en 2019, conscients des bénéfices mutuels de ces collaborations, David et Goliath aspirent à s’allier sur un pied d’égalité.

C’est bien, mais il faut accélérer.

Accélérer tout d’abord, pour lever les freins qui subsistent encore : côté grands groupes, la lenteur invoquée par les jeunes entreprises reste leur première source d’insatisfaction (30% en 2019) dans leurs alliances, malgré une amélioration (36% en 2016). Côté jeunes entreprises, certains grands groupes peuvent regretter un manque d’humilité dans la façon des start-ups d’aborder la relation.

Accélérer ensuite, pour explorer des territoires jusqu’alors peu ou mal exploités : pour la première fois cette année, nous avons décidé de nous rendre en « Terre du Milieu », du côté des entreprises qui ne sont plus des « David », mais pas encore des « Goliath ». Ces entreprises, au nombre de 5 800 sur notre territoire, emploient 3,3 millions de salariés. Ces entreprises, ce sont les ETI – Entreprises de Taille Intermédiaire. Et les résultats de nos recherches sont sans appel : les nombreux atomes crochus entre ETI et start-ups ainsi que leur facilité à travailler ensemble rendent ces alliances - aujourd’hui largement sous-exploitées - particulièrement intuitives. Cet alignement nous démontre que les freins ou zones de frictions ne sont pas une fatalité.

* le Net Promoter® Score (NPS) mesure la propension à recommander un produit ou une entreprise à travers une unique question: «recommanderiez-vous ce produit ou cette entreprise à vos amis ou à vos collègues ? ». Les répondants attribuent en réponse une note de 0 à 10 qui permet de les classer en trois catégories : les prescripteurs (9-10), les neutres (7-8) et les détracteurs (6 et moins). Le NPS correspond à la différence entre les pourcentages de « prescripteurs » et de « détracteurs ». Net Promoter® est une marque déposée par Bain & Company, Inc., Fred Reichheld et Satmetrix Systems, Inc.

Edition 2018

Il est temps de changer d’échelle.

Trois ans déjà. Trois ans, c’est à peine l’âge moyen des start-ups candidates au Prix David avec Goliath 2018. Trois ans, c’est du court/moyen terme pour transformer et mettre en mouvement une grande entreprise. Trois ans, c’est un horizon que n’osent aujourd’hui même pas toucher du doigt les jeunes pousses qui se lancent. L’accélération des temps de cycle et de la digitalisation de notre économie remettra-t-elle les pendules à l’heure ?

Nous sommes convaincus que les effets de ce « jetlag » - aujourd’hui néfastes à la création de valeur des alliances - sont réversibles.

Cette année nous avons souhaité mettre en avant les meilleures pratiques observées chez les dix plus belles alliances en 2018 : elles nous ouvrent la voie pour nous montrer que changer d’échelle est possible.

Nous avons ainsi interrogé 154 startups de moins de 10 ans ayant eu des interactions avec des grandes entreprises, 43 directeurs innovation de grands groupes et 3 CEO de grandes entreprises sur leur vision et stratégie d’Open Innovation.

Résultat : la dynamique des relations entre jeunes et grandes entreprises s’est encore accrue en 2018 et la France s’affiche désormais comme la championne d’Europe pour sa collaboration entre grandes et petites entreprises.

Edition 2017

Depuis un an, la dynamique des relations entre jeunes et grandes entreprises n’a fait que s’amplifier : 100% des grandes entreprises collaborent aujourd’hui avec des jeunes entreprises, en tant qu’investisseur (prise de participation), partenaire (relation commerciale et ou incubateur, accélérateur, lab) ou parrain (événements, prix, fondations, mécénat, initiatives RH, mentoring). Près de 80% des jeunes entreprises interrogées dans cette seconde édition du baromètre David avec Goliath 2017 ont déjà eu des interactions (1) avec une grande entreprise.

Sur le plan qualité de relation, du travail reste cependant à faire. Si plus de la moitié des jeunes entreprises interrogées (53%) confirment que les grandes entreprises sont de plus en plus structurées dans leur approche de ces collaborations, 27% estiment que leurs interactions avec les grandes entreprises se sont détériorées. C’est ce que révèle la 2ème édition de l’étude David avec Goliath sur les alliances entre grandes et jeunes entreprises réalisée par Raise et Bain & Company et qui restitue un sondage mené auprès 150 jeunes entreprises de croissance.

A l’heure où les alliances entre jeunes et grandes entreprises s’amplifient, les jeunes entreprises tirent la sonnette d’alarme : rien de sert de courir pour s’allier si on n’apprend pas à mieux travailler ensemble.

Découvrez en images l'édition 2017

Edition 2016

RAISE et Bain & Company s’associent dans la réalisation d’une étude qui vise à cartographier les initiatives mises en place par les grandes entreprises à destination des jeunes entreprises (Corporate Venture, incubateurs, Open innovation, partenariats commerciaux…) et à mettre en avant les bonnes pratiques afin de proposer des recommandations.
Méthodologie de l’étude :
- Plus de 45 entretiens approfondis auprès de 40 grandes entreprises françaises et groupes internationaux implantés en France
- Un sondage mené par OpinionWay auprès d’un échantillon de 126 fondateurs ou dirigeants des jeunes entreprises qui ont eu ou qui ont des relations partenariales avec les grandes entreprises
- Plus de 15 entretiens approfondis avec les représentants de l’écosystème : jeunes entreprises, fonds d’investissements, incubateurs et pouvoirs publics
- Des recherches documentaires sur l’écosystème en France et à l’étranger (en particulier communication externe et rapports annuels des grandes entreprises)
- Six ateliers de réflexion traitant d’une thématique spécifique et regroupant pour chacun d’entre eux trois à quatre responsables de grandes entreprises et une dizaine d’entrepreneurs

La restitution de ces travaux a eu lieu le 1er mars 2016 au Collège de France en présence d’Emmanuel Macron, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, de dirigeants de grandes entreprises et des entrepreneurs.

Lors de cette conférence :
- Les résultats de l’étude et des ateliers ont été présentés par Olivier Marchal, Président de Bain & Company France et Sylvain Bureau, Directeur de la Chaire Entrepreneuriat ESCP Europe ;
- Les recommandations issues de l’Etude ont été adressées aux pouvoirs publics, aux grandes et aux jeunes entreprises, en présence d’Emmanuel Macron pour échanges et discussions ;
- Deux tables rondes réunissant des dirigeants de grandes entreprises et d’entrepreneurs ont mis en avant des exemples concrets de partenariats fructueux :
- « David avec Goliath, le nécessaire rapprochement »: Avec la participation de Philippe Houzé (Président du Directoire du Groupe Galeries Lafayette), Edouard Malo Henry (Directeur des Ressources Humaines du Groupe Société Générale), Carlo d’Asaro Biondo (President EMEA strategic relationships de Google), Ludovic Le Moan (Fondateur et CEO de Sigfox) et Antoine Le Conte (CEO de Cheerz).
- « Quels impacts pour ces nouvelles alliances ? »: Avec la participation de Nicolas de Tavernost (Président du Directoire du groupe M6), Ramon Fernandez (Directeur Général Délégué, Finance et stratégie du groupe Orange), Georges Plassat (Président Directeur Général du Groupe Carrefour), Rodolphe Carle (Président du Groupe Babilou), Lara Pawlicz (Fondatrice de 2spark) et Philippe de Chanville (PDG et Cofondateur de ManoMano).

Edition 2015

Le développement des entreprises en France est un enjeu clé. Nous sommes convaincus que ce potentiel de création de richesse, d’emploi et de croissance reste encore peu exploité. C’est parce-que nous croyons qu’il est possible de créer les conditions pour que plus de Jeunes Entreprises de Croissance puissent se développer en France, et le faire de façon plus rapide et pérenne, que nous avons choisi de porter ce sujet qui nous est cher. Notre étude a pour but de mettre en évidence les freins à ce développement, de formuler des recommandations, et de faire bouger les lignes. Elle s’est attachée en particulier à mettre en avant la problématique de l’accompagnement des jeunes entreprises durant leurs premières années de croissance et la constitution d’un écosystème dédié favorable et pérenne autour d’elles.
Nos échanges avec les fondateurs et dirigeants des Jeunes Entreprises de Croissance nous donnent l’envie de continuer dans cette direction ; c’est à eux que nous dédions cette étude.